Conception
Ce qu’il y a dans nos skis, pourquoi nous l’avons choisi, et ce que ça change pour vous sur la neige. Expliqué par ceux qui les conçoivent et les fabriquent à Villard-de-Lans.


Un ski est un sandwich : un noyau au centre, des fibres de renfort dessus et dessous, une semelle et des carres pour glisser et accrocher, un dessus pour protéger.
C’est l’assemblage de ces couches, et leur dosage, qui fait le caractère du ski.

Vue en coupe, on voit tout : le noyau bambou, les fibres qui l’enveloppent, le bambou jusqu’aux carres, la semelle.

Elle ouvre le virage et passe sur la neige. Sa carre périphérique la protège des chocs.

Il termine le virage et encaisse les chocs. Le nôtre est protégé par un talon en aluminium 7075, l’alliage de l’aéronautique.
Quel que soit le modèle, ces choix ne changent jamais. Ce sont eux qui font le caractère Sillage : confort, précision et durabilité.



Là où l’on utilise d’habitude du frêne ou du peuplier, nous avons choisi le bambou. Il filtre les vibrations : sur neige dure, tôlée ou transformée, le ski reste calme, et vos jambes se fatiguent moins.

Un chant en plastique, pourquoi faire ? L’ABS est moins raide que le bambou. Nous prolongeons donc le bambou jusqu’à la carre : plus de tenue, plus de résistance aux chocs, et du plastique en moins.

Sur chaque face du noyau, une UD de 640 g/m² pour la flexion et une triaxiale de 625 g/m² pour la torsion. près de 1 300 g/m² par face : c’est énorme. En savoir plus

Ce n’est pas le noyau qui fatigue, c’est le collage entre le noyau et les fibres, usé par les cisaillements. Nous le blindons : deux voiles de verre plutôt que de polyester, pour une meilleure tenue et un meilleur vieillissement, une interface de collage, une réserve de colle. 12 ans de recul : la structure reste intègre. Résultat : un maintien des performances prolongé, là où un ski classique perd peu à peu son nerf.

Acier autrichien Waelzholz, leader mondial de la carre de ski : un cordon de 2 × 2,2 mm, ancré par une languette découpée en T, noyé dans l’époxy, surmonté d’un caoutchouc puis du bambou, qui absorbe les chocs. En savoir plus

Polyéthylène à très haut poids moléculaire, fritté par CPS en Allemagne : une semelle rapide, qui absorbe bien le fart et se répare facilement. 1,5 mm d’épaisseur à la pose, 1,2 mm après finition : de la marge pour de nombreux affûtages. Avec les carres Waelzholz, ce sont les seuls composants que nous ne fabriquons pas.

Comme chez les grands fabricants, le décor est sublimé sous un polyamide transparent et structuré de 0,5 mm : les rayures ne touchent jamais l’image. Puis, ce que peu font, le blanc est révélé par une laque époxy. Projets spéciaux
Le plus souvent, un ski se contente d’un embout en plastique ; au mieux, d’un aluminium 2017. Le nôtre est en 7075, l’alliage de l’aéronautique, près de deux fois plus résistant à la déformation. Une telle protection demande un ancrage à sa hauteur : sablé, collé sur un caoutchouc de 0,2 mm imprégné d’époxy, il est intégré sur 40 mm dans la structure, sur 2 mm d’épaisseur. La Rolls de la protection.
Sur toute la gamme, sauf le ski à double spatule.

D’abord breveté, notre procédé ne se publie plus : un brevet se dévoile, un secret se garde. Comme les Chartreux pour leur liqueur. Sans moule, il nous permet de prototyper vite et d’affiner chaque modèle.
Un noyau seul plie trop facilement et ne revient pas. Collées dessus et dessous, les fibres travaillent comme les deux semelles d’une poutre : quand le ski plie, la fibre du dessous s’étire, celle du dessus se comprime, et toutes deux poussent le ski à reprendre sa forme.
C’est la relance.

Une fibre ne travaille que dans le sens de ses fils. Nous combinons donc deux tissus, chacun avec son rôle.
Toutes les fibres vont dans le sens du ski. Elle règle la flexion : plus il y en a, plus le ski est tendu et relance fort.
Des fibres croisées à +45° et -45°, plus une nappe dans l’axe. Elle tient le ski en torsion : la spatule et le talon ne vrillent pas, la carre reste plantée, même sur la glace.
Terrain · Vecteur · Ligne 78 / 90
Chaque face du noyau reçoit une UD de 640 g/m² et une triaxiale de 625 g/m². C’est énorme, et c’est voulu : un ski tendu, précis, qui ne s’écrase pas sous un skieur engagé.
L’UD est toujours la couche la plus éloignée du noyau, dessus comme dessous : c’est là qu’elle travaille le plus.
Quand un ski perd son nerf, on accuse souvent le noyau. À tort : ce qui s’abîme, c’est l’interface de collage entre le noyau et les fibres. À chaque flexion, ils glissent très légèrement l’un contre l’autre. Ce cisaillement, répété des milliers de fois, use le collage : la fibre ne travaille plus avec le noyau, le ski devient mou. Chez nous, c’est précisément cette interface que nous blindons.
Un voile de chaque côté du noyau consolide le collage et accroche la fibre au bambou. Nous l’avons choisi en verre plutôt qu’en polyester : il tient mieux et vieillit mieux.

Aucune économie sur les collages : l’interface garde de la résine en réserve, là où d’autres comptent les grammes.

Un ski Sillage vit, prend des coups, s’abîme en surface. Mais grâce aux voiles de verre, sa structure et sa cohésion restent intègres : les performances tiennent dans le temps, le moteur est intact. Et quand la surface a vécu, notre noyau bambou, qui va jusqu’au bord, permet de la remettre à neuf : c’est ReNouveau. Le moteur étant préservé, ReNouveau prend tout son sens : il prolonge, dans le même temps, la vie de la cosmétique.
Nous utilisons les trois, chacun là où il est le meilleur.
Terrain · Vecteur · Ligne 78 / 90
Vivant, confortable, tolérant, avec beaucoup de relance. Le meilleur compromis pour skier partout.
Ligne 67
Plus lourd, il amortit et stabilise : imperturbable à haute vitesse, pour un skieur engagé.
Relief 62 · Relief 90
Raide et léger, en version haute résistance : on monte sans effort, et le ski dure.
Sur neige dure, c’est elle qui mord et trace la courbe. Sur nos skis, elle fait tout le tour, spatule comprise : elle protège aussi des chocs de face.


Acier autrichien · Waelzholz
Nos carres viennent de Waelzholz, à Götzis en Autriche, leader mondial de la carre de ski : profil 129, acier au carbone C60/C67. Un cordon de 2 mm d’épaisseur et 2,2 mm de large, très épais. Plus de matière, c’est plus d’affûtages possibles au fil des saisons, et une carre qui encaisse les cailloux sans se tordre.

Une carre épaisse supporte de nombreuses remises en état : votre ski repasse à l’atelier et repart affûté. Notre réglage d’usine : 1° côté semelle, carre affûtée à 88°.
Vue de dessus
Derrière le cordon, une languette de 0,6 mm découpée en T, tous les 13 mm. La résine époxy remplit ces découpes : la carre n’est pas seulement collée, elle est ancrée mécaniquement dans le ski.
Une carre n’est solide que si elle est bien ancrée dans le ski. Aucune économie sur les collages.
En coupe
La plupart des skis posent un chant en ABS au-dessus de la carre. L’ABS est moins raide que le bambou, et il transmet les chocs à la carre au lieu de les absorber. Chez nous, le bambou du noyau descend jusqu’à la carre.
Plus rigide que l’ABS, le bambou tient la carre en prise.
Il absorbe les chocs avant qu’ils n’arrachent la carre.
Pas d’ABS en plus : une construction plus sobre, et du CO2 économisé.
Une pierre cachée, un rail, un choc en hors-piste ou même sur piste : l’arrachement de carre arrive régulièrement. Aucun fabricant ne peut promettre un ski inarrachable.
Ce que nous promettons : une carre large, noyée dans l’époxy, amortie par le caoutchouc et protégée par le bambou. Un ski conçu pour être bien plus costaud.

Sur cette base commune, chaque famille reçoit ce qui la rend unique.
Ligne 67
Deux couches d’alliage d’aluminium qui amortissent et stabilisent : imperturbable à haute vitesse, accrocheur sur neige dure.

Relief 62 · Relief 90
100 % carbone haute résistance, validé dans le temps. Quelques dizaines de grammes de plus que les plus légers, mais un ski qui ne casse pas comme ça.

En option · Relief
Le paulownia, un bois très léger, associé au bambou pour gagner encore du poids à la montée. [À VALIDER : gain de poids]

Terrain 90 · Terrain 102
Spatule et talon relevés : le ski pivote facilement, flotte en poudreuse et pardonne dans le terrain varié.
Vecteur 83 FS
Né du ski de Marie Martinod, vice-championne olympique de half-pipe : on skie et on se réceptionne dans les deux sens.

Ligne 78 · Ligne 90
Un cambre classique qui met toute la carre en prise sur le damé, avec une construction plus accessible que le Ligne 67.
Toute la gamme part de la même base : noyau bambou, construction sandwich, bambou jusqu’aux carres. Ce qui change d’une famille à l’autre, ce sont les renforts.
L’UD est toujours la couche la plus éloignée du noyau, dessus comme dessous : c’est là qu’elle travaille le plus.
Terrain · Vecteur
Polyvalente, vivante et confortable.
Ligne 78 · Ligne 90
La même structure que nos polyvalents, avec un cambre piste : de l’accroche sur le damé sans exiger d’être un expert.

Ligne 67
Le Titanal est collé directement contre le noyau : une liaison plus solide, qui évite les déformations plastiques du métal. Le ski de vitesse : stabilité et amorti de course.
Relief 62 · Relief 90
La randonnée sans compromis sur la résistance.
Le flex, c’est la façon dont le ski plie sous votre poids. Mais ce qui compte vraiment, c’est sa répartition entre spatule, patin et talon. Nous la réglons structure par structure.

La raideur d’un ski se règle surtout par son épaisseur : plus le noyau est épais à un endroit, plus le ski y est raide.
La « courbe d’épaisseur », du talon à la spatule, dessine donc son comportement. Plate, la raideur est répartie sur toute la longueur. Bombée, le patin est bien plus raide que les extrémités.

Terrain 90 · Terrain 102 · Vecteur · Ligne 78 / 90

La fixation et la chaussure forment un bloc très présent sous le pied : elles raidissent déjà fortement la zone du patin. Inutile d’en rajouter.

Nous avons choisi une courbe d’épaisseur assez plate. La spatule et le talon se déforment bien : le ski se déroule tout au long du virage, sans à-coup.

Ajoutez le bambou, qui absorbe les chocs : nous pouvons rester sur des structures pas trop raides, très confortables et très agréables à skier, sans perdre la tenue.
Ligne 67 · structures Titanal
Extrémités plus souples, patin nettement plus épais : un ski fait pour aller chercher de l’angle de prise de carre, de l’appui et de la puissance.

Qui dit performance dit plus d’appui du skieur ou de la skieuse, et neige dure : il faut une vraie réaction sous le pied.
Nous sommes restés mesurés : une structure domptée, loin des skis de Coupe du monde, mais qui répond quand on la sollicite.
Votre gabarit compte autant que votre niveau : un skieur lourd fait plier le ski davantage. Dites-nous votre taille, votre poids et votre façon de skier : nous vous orienterons vers le bon modèle et la bonne longueur.

La largeur à la spatule, au patin et au talon dessine le rayon : plus la spatule est large par rapport au patin, plus le ski tourne court. Le profil, cambré ou rocker, décide de la façon dont la carre prend la neige.

Chaque modèle naît d’un gabarit. Notre Terrain 90 (145 / 90 / 135 mm) pousse l’idée loin : un rayon de 7,5 m pour 90 mm au patin.

Cambré, le ski met toute sa carre en prise sur le damé. Avec un rocker, spatule et talon relevés, il pivote et flotte.
Atelier
Le principal ennemi d’un ski, c’est l’autre ski de la paire : à chaque croisement, sa carre frappe l’arête supérieure. Avec ReNouveau, nous reprenons le chant avec un peu plus d’angle et remettons le dessus à neuf.
C’est possible parce que notre noyau bambou va jusqu’au bord : on reprend du bambou massif, encore et encore. Et grâce aux voiles de verre, le moteur, lui, reste intact.
250 € en dépôt à l’atelier · 320 € avec l’envoi · prêt en 1 à 2 semaines

Chaque paire est fabriquée à la commande, en trois semaines, et contrôlée à la main avant de partir.
Réglage, réparation et ReNouveau, notre remise à neuf : vos skis reviennent à l’atelier qui les a construits.

